Page d'accueil de ARC
Accueil > Actualité > Thèmes > Eoliennes

Des éoliennes à Chaumont-Gistoux?

Un projet d’éoliennes sur notre territoire existe depuis 1998. Il a été présenté par Electrabel au Conseil communal en 2002 et est remis sur le métier depuis février 2010. Ce projet de parc de 15 éoliennes (8 sur Walhain et 7 sur Chaumont - Gistoux), situé le long de l’E411 entre Libersart et Corroy-le-Grand sur le côté gauche dans le sens Bruxelles – Namur, a fait l’objet d’une réunion d’information préalable à l’étude d’incidences sur l’environnement qui a eu lieu le 2 septembre 2011.

La même démarche a été entreprise pour deux autres projets :

  1. Un parc de 8 éoliennes à Chaumont-Gistoux et Walhain présenté par l’ASBL Vents d’Houyet  également situé entre Libersart et Corroy-le-Grand sur le côté gauche dans le sens Bruxelles – Namur. La réunion d’information préalable a eu lieu le 13 septembre 2011 ;
  2. Un parc de 6 éoliennes (4 sur Walhain et 2 sur Chaumont-Gistoux) présenté par la SPRL Wind Forever Development situé le long de l’E411, côté droit dans le sens Bruxelles - Namur. La réunion d’information préalable a eu lieu le 29 juin 2011.

Aucun dossier concret n’a été rentré jusqu’à présent. Tout projet devra de toute manière suivre la procédure légale habituelle : étude d’incidences sur l’environnement, demande officielle de permis, enquête publique, avis officiels des organismes consultatifs et des communes concernées, instruction du dossier de permis…

La présence d’un fort potentiel de vent à ces endroits explique cet afflux de projets qui doivent aussi prendre en compte :

  • la nécessité de respecter la distance de 500 m par rapport aux habitations ;
  • la possibilité d’un raccordement au réseau ;
  • la présence d’une zone Natura 2000 et la nécessité de prévoir une zone tampon de 200 m ;
  • la nécessité d’une zone tampon de 170 m le long d’une autoroute ;
  • la présence d’une zone boisée et la nécessité d’une zone tampon de 200 m ;
  • l’impact aéronautique ;
  • etc...

Il existe toujours actuellement une grosse contrainte qui ne permet pas qu’un projet sorte réellement des tiroirs : la zone d’exclusion de la base militaire de Beauvechain (interférences radar) qui interdit que soit édifiée la moindre éolienne en dessous de 15 km.

S’il n’est nullement opposé à un parc éolien sur son territoire, il ne peut être question pour ARC d’envisager un tel projet n’importe où, n’importe comment, à n’importe quel prix et avec n’importe qui.

C’est dans cet esprit que ses représentants au Collège communal analyseront en temps utile les dossiers qui lui seront soumis, en pleine concertation avec le Conseil communal. C’est aussi pour ces raisons qu’ARC souhaite que la Région wallonne fixe au plus vite le fameux « cadre de référence » éolien afin d’objectiver les critères d’installation en minimisant les incidences paysagères et environnementales. C’est dans le calme et dans l’ordre, hors de toute idéologie, que l’objectif régional de 500 nouvelles éoliennes devra être atteint pour 2020.

ARC considère en tout cas déjà qu’il y a mieux à faire pour une commune comme la nôtre que de prendre une participation directe dans un tel projet (une éolienne coûte +/- 3,5 millions d’euros avec une charge d’entretien de 2% et une rentabilité de moins de 10%) et d’accroître ainsi son endettement.

ARC est également d’avis que la commune n’a pas vocation d’être exploitante d’éolienne et n’a pas à se substituer aux industriels et aux professionnels de ce secteur qui sont, en outre, les mieux armés pour assumer la remise en état des sites ainsi que le démantèlement et le recyclage des éoliennes qui ont une durée de vie de 25 ans.

ARC soutient par contre, au minimum, l’option d’une « location » perçue par la commune par pied d’éolienne installée sur le territoire de Chaumont-Gistoux.

ARC s’étonne encore du projet « citoyen » envisagé par certains qui veut imposer une mutualisation de la participation visant plus une spéculation financière pure que d’assurer un partenariat pouvant avoir des retombées locales pour les riverains concernés par ce projet.

ARC veut éviter toute spéculation de la part de citoyens qui auraient les moyens alors que le renouvelable, quant à lui, est financé par tout le monde au travers des certificats verts. ARC ne peut en tout cas cautionner quelque projet que ce soit qui favorise les inégalités sociales.

ARC attire enfin l’attention des investisseurs citoyens potentiels sur les risques encourus compte tenu de la longueur des procédures d’octroi des permis, mais aussi sur la grande incertitude qui plane sur l’obtention par une coopérative citoyenne de la qualité de fournisseur d’électricité, seule garante de la possibilité d’octroyer des prix spéciaux à leurs membres.