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Interview

Interview de Luc Decorte

Nous avons interrogé notre chef de file Luc Decorte afin de connaître son avis sur le fonctionnement du groupe ARC depuis son installation au Conseil communal.

Quelle sont les caractéristiques essentielles du Collège communal que vous présidez chaque semaine ?

LD : Incontestablement la collégialité et l’esprit d’équipe. On fonctionne avec une équipe réduite (un échevin de moins) dans laquelle chacun assume ses responsabilités totalement, personne n’est à la traîne et ne travaille seul dans son coin. C’est une gestion à « livre ouvert » où le mercredi, jour du collège, est le moment important de la mise en commun, du débat et de la prise de décision.

Ce n’est plus une rencontre « alibi » liquidée en deux temps trois mouvements, mais une véritable réunion de travail au finish. Une innovation : le collège est suivi le lendemain matin par un débriefing  réunissant les chefs de service sous la houlette du Secrétaire communal.

Lors de la campagne électorale 2006, ARC insistait beaucoup sur la nécessité d’une réelle transparence et de dégager le plus grand consensus possible dans les nombreuses décisions à prendre ?

LD : Toutes les options et toutes les décisions sont prises de commun accord, personne ne doit perdre la face. Il n’est jamais question de confrontation mais de réelle concertation qui doit mener au consensus.

Une large place est laissée d’ailleurs dans cette démarche à l’expression populaire (réunions citoyennes…), sans que cela soit un paravent ou une échappatoire pour ne pas décider ou donner aux gens l’illusion qu’ils décident.

Si tel était le cas, on ne pourrait avoir de maisons de repos en région rurale, on ne pourrait y accueillir des réfugiés et on n’y supporterait plus la moindre activité agricole un peu bruyante ou malodorante !

Après avoir écouté et débattu, c’est de notre responsabilité de décider et parfois de prendre des décisions impopulaires. C’est agir sans flatter les plus égoïstes, c’est aborder les problèmes sans tabou.

Quel est le fil rouge dans la politique que vous mettez en œuvre depuis 2006 ?

LD : Jusqu’à présent, c’est la notion de développement « soutenable » qui imprègne notre gestion.

ARC s’était engagé à établir un véritable plan de stabilité financière. On y voit dorénavant plus clair dans les comptes communaux et on est parvenu à inverser la spirale de l’endettement qui se creusait de plus en plus d’année en année. Depuis 2006, le budget communal est présenté en équilibre et à temps et à heure chaque année, ce qui n’était plus arrivé depuis plus de 15 ans !

On en est revenu aussi au fondamentaux en aménagement du territoire. On ne fait plus n’importe quoi à Chaumont-Gistoux, mais notre commune n’est pas devenue une « réserve d’indiens » pour autant. Pour ARC, il ne peut être question de mettre Chaumont-Gistoux sous cloche et ses habitants doivent accepter les nouveaux arrivants avec tolérance dans un cadre précis et sous conditions strictes. C’est tout le sens du projet de schéma de structure et de PCA actuellement en chantier et des options prises dans des dossiers aussi importants et délicats que l’extension des sablières et « Chaumont le Neuf » cher au ministre Antoine.

Si certains considèrent nos 5 écoles comme un luxe, nous assumons sans problème cet héritage. ARC veut maintenir un tel enseignement varié et de qualité que beaucoup de communes nous envient, même si cela pèse sur notre budget (plus d’un million d’euros sur fonds propres). 5 implantations, 1.100 élèves, 85 professeurs, 35 éducatrices font de Chaumont-Gistoux le troisième pouvoir organisateur de la province !

L’environnement est aussi prioritaire pour ARC, de même qu’une meilleure prise en charge des bâtiments communaux. Plus d’1,5 millions euros ont déjà été investis dans les économies d’énergie depuis 2006 ! Chaumont-Gistoux est la première commune à avoir adopté un Plan Communal d’Environnement pour le Développement Durable, à avoir engagé une éco-conseillère… mais aussi un agent constatateur pour certaines infractions environnementales. Pendant des années, l’objectif a été de convaincre. L’incivisme est cependant encore trop présent, nous devions aussi nous donner les moyens de contraindre.

Je me dois aussi de souligner la politique sociale digne de ce nom qui a été mise en place. Le CPAS ne se contente plus de ronronner et de gérer au quotidien ses compétences sans aucune ambition. Une commune comme Chaumont-Gistoux se devait de s’occuper au mieux, sinon mieux que les autres, des moins favorisés de ses citoyens. Le défi est relevé !